ERADICATION DES ANEMONES URTICANTES
Je suis, comme beaucoup (pour ne pas dire tous), confronté à
la présence d’anémones urticantes, et cela depuis que le bac est en eau (cela
remonte à environ 3 ans et demi maintenant). Ce qui me différencie des autres
c’est que je suis particulièrement verni : là où certains se contentent
des courantes aiptazias, où majanos (déjà un peu moins courantes, quoi que…),
j’ai le privilège d’avoir rajouté à ma collection la thallassiantus aster, dont
voici une photo :

A priori, ça parait plutôt sympa comme ça, jolie petite bête,
c’est d’ailleurs exactement ce que je me suis dit lorsque j’avais un exemplaire
unique dans le bac…
Malheureusement, le jour où j’ai constaté leur caractère
urticant vis-à-vis des coraux, j’en avais toute une armada disséminée un peu
partout.
Le cas des aiptazias et majanos était plus clair dés le
départ pour moi, il fallait les éradiquer ou tout au moins limiter leur
développement. Des moyens de lutte chimique ou par prédation sont connus dans
leur cas. Je suis partisan si possible de toujours privilégier cette dernière
possibilité à partir du moment ou cela n’entraîne pas de nouveaux problèmes. Je
leur connaissais au moins quelques prédateurs tels que chelmon rostratus,
crevette wudermani, ou encore acreichtys tomentosus. Je garde un mauvais souvenir du
premier, trop fragile et pas assez fiable selon moi. Mon choix s’est porté sur
l’ acreichtys, je le trouve plus passionnant à observer que les crevettes
souvent invisibles finalement: J’en ai pris deux et j’ai eu de la chance car ils
ont fini par former un couple. Ils remplissent parfaitement leur mission, le
revers de la médaille, est qu’ils apprécient également les zoanthus. Le seul
endroit où je réussi à les maintenir se situe sur le territoire des clowns qui
ne tolèrent pas l’intrusion des tomentosus.
Concernant la lutte chimique, je la trouve impraticable sur
les aiptazias en raison de leur capacité à se rétracter trop facilement, ce qui
les rend trop difficile d’accès. Je pense à la méthode seringue remplie au
choix de vinaigre d’alcool blanc, d’hydroxyde (jamais testé), ou d’eau
bouillante. Personnellement, je trouve que le vinaigre est très efficace, cela
m’arrive de tuer quelques majanos qui trouvent refuge sur le territoire des
clowns.
Un autre moyen de lutte dont je n’ai pas encore parlé et qui
rentrerait plutôt dans la catégorie « lutte mécanico électrique » (ça
se dit ?... :-) ), est une invention de Alain34, le fameux aiptazer assez connu aujourd’hui et
dont voici une photo :

Je le trouve aussi efficace que la seringue sur les majanos,
et tout aussi inefficace sur les aiptazias pour les mêmes raisons que citées
précédemment. Il faut être conscient que son utilisation entraîne toujours un
léger rejet de cuivre par dissolution du fil électrique lors de l’électrocution
des anémones, mais les doses sont infinitésimales par rapport au volume des bacs,
et cela n’a jamais eu de conséquences néfastes sur les habitants (nos coraux
ont de toute façon besoin de cuivre pour vivre, même si cette quantité est très
très faible).
Le comportement des thalassianthus aster face à l’agression
s’apparente plus aux majanos, elles se rétractent peu, les deux méthodes
seringue et aiptazer peuvent donc facilement s’appliquer. Lorsque j’ai commencé
à m’y attaquer je n’avais pas encore l’aiptazer, j’ai donc injecté pas mal de
vinaigre dans le bac, à tel point qu’il m’est même arrivé de faire descendre le
PH du bac de 8.15 à 7.60 (j’avais un peu exagéré sur ce coup…) sans conséquence
heureusement pour les habitants, mais cela m’a un peu refroidi, et j’ai alors
décidé de me mettre en contact avec Alain34 pour acquérir son aiptazer.
Auparavant déjà, j’avais eu l’occasion de tester la version standard prêtée par
un ami, mais j’avais trouvé son efficacité plutôt moyenne, en effet, il fallait
rester plus de 2 ou 3 minutes sur l’anémone pour commencer à la géner. Ce type
d’anémone est bien plus résistant que les majanos ou aiptazias. Après
discution, Alain m’a proposé de modifier légèrement les réglages du transfo
afin de générer une plus forte tension. Force est de constater que ce règlage
s’est avéré bien plus performant, puisqu’il ne me faut guère plus de 30 secondes
pour commencer à voir l’anémone fondre. L’avantage de cette technique par
rapport à la seringue est que j’ai pu constater la mort définitive de l’anémone
alors qu’il arrivait souvent avec la seringue qu’elle se régénère puis se
multiplie. Aujourd’hui, à force de les électrocuter les unes après les autres
je n’en ai casiment plus aucune. Les majanos et aiptazias quand à elles
continuent à se faire dévorer par mes acreichtys, elles ne seront jamais complètement
éradiquées, j’en suis tout à fait conscient, mais avec tous les moyens de lutte
en ma possession, je suis enfin en mesure dorénavant de limiter leur présence
afin qu’elle n’interfère pas sur la santé des coraux.